Chère Londres, 

Je n’avais pas plus de 15 ans la dernière fois que l’on s’est vus. J’imagine que tout comme moi tu as dû sacrément changer depuis tout ce temps. Alors dans le ferry qui me mène à toi, je n’ai qu’une hâte : voir ce que tu es devenue.

C’est l’esprit empli des réminiscences de mes voyages précédents que je reviens te voir. De ces premières visites je garde en mémoire les Docs géantes accrochées aux murs de Camden, la cohue dans les magasins d’Oxford street, l’odeur réconfortante du fish&chips et des couleurs, un tas de couleurs. Le rouge vif de tes double-deckers, le joli bleu de ton London Bridge et le gris de ton ciel. La variété de tes nuances n’a d’égale que ton cosmopolitisme. 

Je dois t’avouer que cette fois-ci je suis venue un peu à l’improviste. Un peu comme lorsqu’on rend visite à une vieille amie que l’on n’a pas vue depuis longtemps, mais chez qui on sera  toujours accueilli à bras ouverts. Je ne voulais pas prévoir grand-chose. Je voulais me que tu me guide.

De retrouvailles en découvertes, je t’ai parcourue.

J’ai pris un bol d’art devant des fresques gigantesques avant de me plonger dans les entrailles du tube. J’ai dégusté un tea-time bien mérité en regardant des jeunes filles aux cheveux arc-en-ciel croiser des hommes d’affaires beaucoup trop pressés. Je me suis perdue parmi ces maisons victoriennes se ressemblent toutes avant de retrouver mon chemin, guidée par les géants de verre aux formes extravagantes qui peuplent la City. Je me suis posée à une terrasse pour écouter l’accent so British de mes voisins de table avant de discuter en français avec avec la serveuse du café . J’ai mis une heure à faire le tour d’un parc mais à peine 5 secondes pour me faire piquer mes cacahouètes par des écureuils peu farouches. 

Comme tu peux le voir je ne me suis pas ennuyée. Ta diversité me fascine et me charme un peu plus à chaque fois. 

Malheureusement j’ai dû rentrer et comme à chaque fois c’est le coeur serré que je t’ai quitté. Mais merci. Merci, car je n’aurai pas pu rêver mieux que d’être avec toi pour fêter la fin de l’été.

La fille aux carnets.  

 

 

 

 

 

 

 

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